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Pastoral Hide & Seek

Pop, Rock, Lyrisme et noirceur.

Dimanche dernier, j’ai acheté deux CD Audio. Je dois même avouer que pour le moment, je n’ai même pas encore écouté les vinyles dénichés ce jour là. Deux CD et deux albums vraiment excellents. Precious de Yohan Asherton et Pastoral Hide  &  Seek du Gun Club. Et c’est de ce dernier dont je vais vous parler. Mais, le Yohan Asherton aura sa chronique très prochainement.

 

Asherton — Gun Club

 

Alors, The Gun Club, c’est quoi, c’est qui ? Groupe californien, entre Robert Johnson, bluesman mythique s’il en est, et The Cramps et leur rockabilly déjanté — Kid Congo Powers a été un membre important du Gun Club, indispensable pour pousser JLP dans ses retranchements, c’est à dire très haut, très loin.

Jeffrey Lee Pierce
Jeffrey Lee Pierce

Un chanteur, l’âme du groupe, Jeffrey Lee Pierce, mort à 37 ans, The Gun Club ne lui a pas survécu. Jeffrey Lee Pierce, une voix qui relègue les Jeff Buckley (et pourtant j’aime beaucoup Jeff Buckley) et autres hurleurs loin derrière, loin de l’intensité de ses envolées lyriques. Torturé (comme l’était un Jim Morrison), totalement Addict (Pete Doherty est un modèle de tempérance à côté de Pierce) au point de parfois faire exploser le groupe et pourtant de revenir encore et encore, essentiel au groupe, totalement charismatique.
Un groupe dont l’album Miami (je vais devoir vous en causer aussi) a traumatisé les Nick Cave, les Noir Désir et bien d’autres comme The Cramps.
Un groupe à la musique poisseuse, brute, vénéneuse.

Pastoral Hide & Seek (1990) est le cinquième album studio du Gun Club (pour l’anecdote, l’album a été enregistré à Bruxelles et masterisé à Paris). C’est le deuxième sorti après le come back du groupe. Hélas, la suite ne fut pas glorieuse, les « problèmes  » de Jeffrey Lee Pierce ayant plombés ce retour. Une pochette presque psychédélique mais une musique qui ne l’est pas, sauf peut-être la reprise assez hallucinante de Eskimo Blue Day du Jefferson Airplane qui clôt l’album. Un album presque pop, mais à la manière de The Gun Club, et porté par la voix de JLP. Une pop lyrique, mais qui « rock » dur. Rien de Pastoral dans cet album, mais du malade, de l’angoissé, du désespoir, ça oui. Dix titres seulement, mais facilement cinq pépites, cinq « chef-d’œuvres » avec des titres comme Emily’s Changed, St John’s Divine, The Great Divide, Another Country’s Young, Temptation And I.

Et puis, rien que pour contredire la phrase juste au dessus, le titre Flowing (composé en 1982), rien que pour la guitare slide de Kid Congo !

Il faut lire la critique plutôt méprisante sur cet album du Gun Club dans les Inrock — preuve absolue du snobisme de ce magazine et de ce qu’il a pu devenir ! Jeffrey Lee Pierce, pas assez « classe », la musique du Gun Club, pas assez « expérimentale ». Enfin bref ! Parfois, je me dis, si un critique des Inrocks n’aime pas, alors, ça doit être intéressant à écouter. D’ailleurs, me reviens une critique lapidaire et totalement stupide d’un album de Bob Dylan par le même critique des Inrocks (un certain SK — je préserve son anonymat, pas envie de souiller mon blog). 

4 réflexions au sujet de « Pastoral Hide & Seek »

  1. Strauss Kahn critique aux inrocks ? Je ne te connais pas bien mais je ferais plutôt confiance à ton avis.
    J’aime bien the Gun Club mais pas tous les ans. Là tu m’as donné envie de m’y remettre, d’écouter cet album que je ne connais pas. Merci.

    1. C’est le but, faire (re)découvrir.
      😀 Le critique en question sévit sur France Inter pour le moment le dimanche après-midi à 17h (il me semble) et va à la rentrée sévir du lundi au jeudi à partir de 21h (ou comment essayer de remplacer Bernard Lenoir et ne pas y arriver – je sais, procès d’intention).

      Me suis trompé de critique ! C’est pas le même, celui de France Inter c’est un certain M.A. Pas du tout pareil donc !

  2. Les critiques critiquent, c’est leur métier 😉 ! Il faut bien qu’ils justifient de leur salaire… Excellent titre proposé à l’écoute ! J’aime bien The Gun Club, mais j’ai toujours préféré The Cramps, va savoir pourquoi… Question de déjante, peut-être : Lux Interior était d’un drôle revendiqué et parfaitement assumé, et j’aime beaucoup sa voix, qu’on pourrait tout-à-fait projet sur ce titre -ça fonctionnerait vraiment bien, à mon sens-.

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